Vent d'Australie : Un regard français (libéral et individualiste) sur mon actualité australienne

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11:32, 8/04/2008 .. 0 commentaires .. Lien

 Il y a quelques photos d'Inde. Voir la rubrique Album Photos.




INDE MARS! A ne pas manquer NON PLUS !

07:31, 27/03/2008 .. 1 commentaires .. Lien

Mar-1 : Grasse mat, puis énorme petit dej avec un copain de Rémi retrouvé à Varanassi, et Internet, où Rémi repère qu’il y a un centre Mère Thérésa à Varanassi, juste à coté de chez nous. On va donc voir, et on décide de revenir le lendemain à 7H pour commencer à aider. Près quoi on repasse un moment à l’hotel, puisje pars vers le sud, et je visite 2 temples. L’un où il est interdit d’entrer dans le sanctuaire, l’autre où on peut mais sans prendre de photo. Je trouve ça bien comme principe. Je sais pas trop comment le justifier mais disons qu’après tout on n’a rien à y faire dans ces sanctuaires, et encore moins mitrailler tout le monde de photos. Cela dit ce que j’ai vu n’avait rien d’exceptionnel… un bâtiment moderne, des écritures sur les murs, un petit spectacle d’automatesarticulés représentant des scènes de la vie de tous les jours… ça vaut pas Kajuraho. Mais encore une fois, rien que le fait de se balader dans les rues vaut le déplacement.

Mar-2 : On arrive chez Mère Thérésa à 7H du matin. C’est un centre qui héberge des orphelins, des vieux, des handicapés, qu’ils trouvent dans les rues. On s’est dit que les aider un petit peu serait bien. On a donc commencé par la distribution des assiettes de thali et d’eau, puis on a fait la lessive tous ensemble en la foulant avec les pieds, puis en avant chaque vêtement méticuleusement. Au final, ils sont ressortis sûrement plus propres que les miens ! Après, on a aidé à faire des chapatti, de petites galettes qui font office de pain. J’arrive pas trop à les faire bien rondes mais ça viendra. Un peu de vaisselle, puis c’est l’heure du goûter avant de partir. Le meilleur moment, c’est la lessive, parce qu’on est juste avec les gars du centre, et c’est sympa. Du coup demain on amène une balle pour essayer de bricoler un jeu de booling dans l’après-midi, et passer plus de temps avec eux. Après ça on mange, et j me fais raser chez un barbier, parce que j’ai encore eu droit à des réflexions… une expérience formidable, il y passe près d’une heure, et j’ai l’impression d’avoir une peau de bébé. Il met même du talc à la fin !

Mar-3 : On retourne au centre, où on fait à peu près la même chose que la veille, à part qu’on reste un peu plus longtemps pour essayer d’organiser le booling. Malheureusement, les papys de 70 ans ne sont pas très motivés… on passe quand même un bon moment, et ça les aura au moins distraits d’essayer un peu et de nous regarder faire notre petit manège. Après ça, repas, glandouille, massage sur les ghâts… repos !

Mar-3 : Rémi est malade. A la tête, au ventre… c’est pas la grande forme. Du coup ce matin il reste au lit, et quand je reviens il est toujours un peu vaseux. Mais il faut attendre 18H pour pouvoir aller chez le docteur. On attend donc sagement, assis sur le bord du Gange près de chez nous, à regarder passer les gens, en se faisant accoster comme de juste par les vendeurs. Puis on va chez le docteur, un monsieur bien gentil qui lui file un traitement de cheval, et Rémi rentre pendant que je parcours les rues en me gavant : beigets de choux fleurs et patates (et piment, bien sûr), omelette fritte, fruits, pain brioché… j’engraisse ! Mais j’arrive pas à m’en empêcher. C’est tellement bon par rapport au riz aux oignons australien.

Mar-4 : Rémi est toujours un peu malade, mais ça va mieux. Par contre, moi ça commence. Ce matin ça a été un peu dur, et pendant la journée ça m’a plombé. Pourtant je marche pas mal, fais  plein d’achats, et j’ai droit à ma première séance de méditation, offerte par mon fournisseur Internet préféré. Une expérience… particulière ! Il s’agit de se retrouver assis dans une pièce en écoutant de la musique et en s’intéressant à son corps sans laisser ses pensées suivre leur cours. Un drôle d’exercice sur soi qui demande sûrement pas mal de pratique… personnellement au bout d’une demi heure j’ai lâché prise, et j’en ai déduit que mon esprit n’était pas encore pur. Mais j’y retournerai sûrement, si j’ai la pêche. Le soir on va voir le début d’un concert (pourri). En revenant on croise des centaines d’Indiens surexcités, et marqués avec un signe jaune et un rond rouge sur le front. On sent que la pression commence à monter. A 3H du matin, ils ouvrent les temples.

Mar-5 : Bon en fait c’est très raisonnable jusque là. On passe la journée à l’hôtel parce qu’on est pas au top de notre forme, pour s’économiser pour la grande fête de ce soir. On sort quand même faire 2-3 bricoles et acheter un jeu de carrom, billard indien, et on fait quelques parties. Le soir, on assiste à la préparation du traditionnel bangh lassi (space yahourt), on en boit un verre, et on part au Durga temple où sont censée se concentrer toutes les festivités… mais c’est très normal, à peine plus de monde que d’habitude. Heureusement, il y a un petit concert, dont on a loupé la première partie, mais c’est bien beau. A 23h, tout est fini, donc on rentre.

Mar-6 : Lever très tard, puis je parcours encore les rues à la recherche de petits souvenirs. Je commence à avoir une collection sympa ! Le soir, on retourne au même endroit que la veille, pour un nouveau –et super- concert. Mon voisin est un petit garçon de 8 ans qui parle très bien anglais, et qui est tout excité parce qu’il a un match de cricket demain et qu’en plus ce sera son aniversaire. Il est trop marrant et adorable.

Mar-7 : Bon… dernier jour complet à Varanassi, ça fait tout drôle. Rémi a décidé de quitter l’Inde aussi, du coup il se lance dans une « mission achats express » lui aussi. On parcourt les rues – les magasins plutôt- une bonne partie de la journée, puis on se sépare pour plus d’efficacité (on ne cherche pas les mêmes choses). Au détour d’une rue, on tombe sur un magasin gouvernemental qui vend des produits à base de cannabis. On achète un « cookie » pour voir. Come le bangh lassi n’avait pas trop eu d’effet… le soir on le mange en jouant aux échecs. Il n’a pas beaucoup de goût, par contre au niveau de l’effet, c’est assez marrant. Pas trop violent, mais suffisamment pour donner l’impression d’avoir fumé un bon joint pendant quelques heures ! On part manger avec Bob, un gars de notre guest House, en hallucinant au passage sur la fanfare dans les ruelles, au mileu des vaches et des motos, pour la cérémoni de clôture de la Shivaratri. Au restau, on se fait péter le bide, puis on rentre à la maison où je récupère tranquillement du cookie en lisant (en 1H30) un article du monde diplomatique sur le système de santé français, réinsertion oblige !

Mar-8 : Toutes mes affaires passent tant bien que mal dans mes 2 sacs. J’en laisse aussi quelques unes à Mère Thérésa, ainsi que le jeu de carrom et un peu de sous. On dit au revoir aux gens du centre, aux autres volontaires, puis c’est le départ (après une super assiette de muesli offerte par Bob). J’arrive à la gare sans problème particulier et j’entame mes 27 heures de train… en compagnie d’un couple de mexicains que j’avais rencontré à Mumbai ! Le monde est vraiment petit, mais c’est devenu une habitude… ils sont bien gentils, m’offrent à manger, on parle politique (je démonte Sarkozi du mieux que je peux), et ils pourrissent leur gouvernement aussi.

Mar-9 : Le train a pris un peu de retard, ce qui porte à 29H le temps de trajet, pour 1500km et 430 roupies, soit 8€ environ… je ne me plaindrai pas ! En revenant, je trouve sans difficulté une chambre pour 550 roupies (on est à Mumbai, c’est plus cher) avec lits superposés, clim, et eau chaude…les 15 premières secondes. Je pars me balader une dernière fois dans les rues de Colaba, sors du quartier touristique pour me retrouver au milieu du marché où je découvre un nouveau hall de vente de poisson qui sent fort, et un petit restau typique où on me sert un walla, un plat (végétarien, comme d’hab) que je ne connaissait pas encore. Le propriétaire, seul à parler anglais, m’avertit que c’est « a little bit spicy », et je sors effectivement du restau en sueur et le nez bien débouché ! Le dernier repas aura été dans la continuité du reste. A noter aussi qu j’ai eu droit à tous les honneurs (et à l’attention de toute la salle) puisque le serveur a même changé mon gobelet en métal contre un verre en verre ! Et comme c’était épicé et que mes voisins de table me faisaient signe de boire, j’ai bu, advienne que pourra. Mais je crois qu’à force de manger dans la rue sans être malade, je suis plus ou moins immunisé. L’avenir nous le dira.

Mar-10 : Journée départ. Pleine de surprises à l’Indienne : on m’indique le mauvais bus pour me rendre chez David (mais j’ai demandé au chauffeur immédiatement en montant, donc je m’en suis rendu compte très vite), David n’était pas là (son voisin m’a permis de l’appeler avec son téléphone, il était parti faire autre chose), il y avait 2 plate-formes number 3 à la gare (des gens m’ont indiqué la bonne), l’entrée dans l’aéroport est autorisée 3H avant l’embarquement, je dois donc me taper 7H d’attente à l’entrée, dehors. Pour une fois que je suis en avance ! Il me reste 12,50 roupies, donc ça va pas être la fête ! Au programme, lecture, sieste, écriture de journl, sur le trottoir. Je pique aussi 5 roupies à une canadienne sympa avec qui je ferai le trajet, pour acheter une smosa et éviter l’hypoglycémie. Hereusement, parce que l’avion a du retard. On décolle à 3H40am, autan ire que le repas est très attendu. D’ailleurs, je mange une partie de celui de ma voisine, qui n’en voulait pas. Le trajet se passe bien, à part que c’est long, mais British Airways marque un point : assez spacieux, confortable, bonne programmation (vidéo et musique), repas copieux.

Mar-11 : J’ai du dormir 3H cette nuit, mais je n’avais rien fait pendant plus de 12H… Arrivée à Londres à 7H du matin, je prends mes repères : consigne pour mon sac, change, métro pour aller vers le centre trouver un café Internet. C’est vraiment trop bien comme sensation, passer d’une civlisation à l’autre. Je trouve les anglais assez typés, un peu tous habillés pareils, pas très bavards –peut être le contraste avec les Indiens- mais gentils. Et je comprends l’anglais à nouveau, c’est rassurant. Je retrouve aussi le froid, et le PQ, j’avais oublié. J’aime bien le froid, je me sens comme à la maison, d’un seul coup. ‘avais eu un peu l même sensation à Kanha, un matin, ça m’avait rappelé le petit printemps français… ici c’est plutôt l’automne : j visite Londres sous la pluie, et j’aime beaucoup : Westminster Abbey, le Parlement, Buckingham Palace, Trafalgar Square, et plein de parcs et mémorials. C’est bien joli, et la grisaille ajoute au caractère typique ! L’après-midi, je retourne à l’aéroport, chnge mes derniers dollars (Londres est décidément une ville très chère !), et me dirige vers chez Alain et Sandra. Alain travaillait chez lui aujourd’hui, donc je pouvais arriver à n’importe quelle heure. Comme l’autre fois, il est aux petits soins pour moi, je suis encore accueilli comme un roi. Le soir, peu après que Sandra soit rentrée du boulot, on va manger au restau pour fêter son anniversaire (je suis invité…), avec des amis à eux : un brésilien, Sandro, qui squate chez eux un moment aussi, et un Indien au prénom impossible, super sympa, avec qui on a parlé… d’Inde.

Mar-12 : Après 12H de sommeil, je me sens plus d’attaque. Ce soir c’est l’anniversaire officiel de Sandra : elle a réservé une salle dans un pub, et il devrai y avoir un peu de monde. Je n’en sais pas plus pour l’instant. Je voulais faire un peu de tourisme pendant la journée, mais finalement on rentre dans une grande discussion avec Alain… qui se termine à 18H30, quand on part en catastrophe direction le pub. C’est un pub gai, tout rose, c’est marrant, et il y a plein de monde, notamment presque toute la communauté des couchsurfers actifs de Londres. Couchsurfingest un site permettant la rencontre et l’échange d’hospitalité entre personnes du monde entier. Il y a donc quelques anglias, mais surtout beaucoup d’autres choses, et l’ambiance est super sympa, je rencontre plein de gens, et je fais de la pub pour Clermont, tant qu’à faire. Le gateau est bon, Sandra a une robe assez marrante, la pinte est à 2£… tout va bien. En rentrant, on mange un peu, Alain a une conérence téléphonique avec Singapour et je sais plus où, puis on discute avec Sandro (Sandra et parti se coucher) jusqu’à 3H du matin, l’heure idéale pour se réveiller frais le lendemain.

Mar-13 : Visite du British Museum : des trucs venant du monde entier, de toutes les civilisations… costumes des Andes, veste Inuit, porcelaines chinoises, statues grecques et egyptiennes… il faudrait plusieurs jours ! Et je n’ai que 3 heures, parce que je vais déjeuner avec Sandra vu que je la reverrai plus. Puis je rentre « à la maison », et entreprends le laborieux trajet vers chez Thomas : métro bondé, ligne coupée, galère pour téléphoner et le prévenir de mon retard, pour acheter un billet de train… j’arrive avec 2H de retard ! Mais tout va bien, Thomas est là, on part rapidement dans une petite salle pas loin de chez lui boire un coup et écouter de la musique. Ca fait du bien de le retrouver, c’est aussi un peu le renouement avec la vie française. Bref, on passe un bon moment !

Mar-14 : Thomas travaille, et moi je fais de l’Internet, quelques course chez Marks et Spencer, du piano, et je reparle à Chloé pour la première fois depuis presaue un mois ! On reste à la maison à discuter et jouer de l musique, puis on va boire un coup dans un pub très anglais qui passe du Eagles.

Mar-15 : Thomas entend le reveil et m’amène à l’aéroport à 5H du matin. L’avion a une heure de retard, et je fais la queue 1H30 pour passer la douane, mais sinon tout va bien. J’arrive sans encombre chez Céline qui m’avait très bien indiqué, et on passe une après-midi tranquille en écoutant de la musique, chantant, jouant du piano (sa colloc en a un), et en papotant. Le soir, je suis très fatigué,alors on sort pas et je me couche tôt.

Mar-16 : Je cours un peu pour attraper mon train, mais c’est bon (à 3min près). La vie en France redevient ce qu’elle était !

Mar-27 : il m’aura bien fallu une semaine pour reprendre mes marques, me réhabituer au contact de Chloé, à la vie de famille, à l’administration française, et être prêt à revoir de nouveau les amis. Bien que l’Inde m’ait profondément chamboulé, je ne crois pas qu’elle soit la seule responsable. Chaque petit morceau de ce séjour de neuf mois aura contribué à me transformer peu à peu, me rendant plus fort mentalement, plus calme, plus mou physiquement mais plus déterminé… plus mûr ? Il y a encore pas mal de chemin à faire, mais ce voyage aura été une étape importante, et tout ce que j’ai vécu et vu restera gravé comme autant de leçons… Je suis parti pour découvrir l’aventure, et je reviens prêt à affronter celle que j’ai toujours le plus redouté : le choix de ma propre vie.

 




INDE FEVRIER! A ne pas manquer

07:27, 27/03/2008 .. 0 commentaires .. Lien

Feb-13 : Nous y voilà… après plusieurs heures passées devant la télé, je me décide à continuer d’écrire mon journal en Inde. Ca risque de n pas être une mince affaire, vu que j’aurai sûrement d’autres chats à fouetter. Le départ d’Australie aura été… mouvementé ! Les 2 derniers jours se sont passés à courir entre la banque, les différentes agences Adecco pour récupérer certains papiers (et notamment une photocopie de mon visa Australien, ça peu aider à sortir), et les services des taxes pour savoir comment récupérer quelques sous. J’ai aussi contacté les caisses de retraites, envoyé quelques candidatures pour du boulot en France, et travaillé chez TNT les soirs. Pour finir, j’ai passé la dernière soirée avec Mandine et François et j’en ai profité pour leur filer quelques affaires et ma valise, donc je  voyage avec un sac de 10kg (et mon petit sac à dos « Ville de Clermont-Fd »). Le matin, après un dernier coup de fil et le solde du loyer j suis arrivé à l’aéroport, où j’ai fait l queue une heure et demie, plus le temps de changer quelques sous en roupies, de savourer quelques frites australiennes avec mes derniers dollars, de patienter à la douane le temps qu’ils trouvent comment faire avec mon histoire de passeport… je suis monté le dernier dans l’avion (qui est parti avec une heure de retard).

Je crois que l’heure de faire le bilan Australien est venue ; c’est vraiment une sensation bizarre. Depuis mon arrivée, j’ai passé maximum 1 mois et demi à chaque endroit que j’ai visité, et même si parfois cette période m’a paru longue, je n’ai pas vu passer l’ensemble. 8 mois, c’est pourtant pas rien, et ça a peut-être été les plus riches de ma vie, compte tenu du nombre d’expériences vécues. Pourtant, c’est comme si j’avais tout survolé, sans vraiment m’intégrer. Le meilleur exemple, c’est que même si j’ai croisé et parlé à plus d’un millier de personnes, j’ai fait très peu de rencontres « sérieuses », des gens avec qui je resterai en contact, et presque aucun d’entre eux n’est Australien. Ca doit venir d’une part du fait que je n’avais pas tellement d’affinité avec les gens rencontrés (je pense surtout aux endroits où j’ai bossé en disant ça).

Bref, au moment du départ, même rongé par le stress des formalités administratives et celui de la recherche d’emploi en France, j’ai hâte de revoir les gens avec qui je suis vraiment proche. Chloé, bien sûr, mais aussi toute la famille, et les amis « solides ». Bizarrement, je me sens pas plus éloigné d’eux qu’après les 2 ans passés à Aurillac en ne les voyant que les week-ends. La force des années… enfin pour faire court, j’ai l’impression de revenir de vacances, et je n’avais pas vraiment réalisé qu’elles avaient duré si longtemps. Mais une chose est sûre, ça aura été formidable comme expérience : les volontariats du début, le montage du projet de thèse, la vie de backpacker, le Venom Zoo, le fait de parler anglais tout le temps, et notamment au boulot, et plein d’autres moments, je ne m’étalerai pas. Ca n’a pas toujours été très facile non plus, mais pour l peu de temps passé à travaillé je m’en suis plutôt bien sorti, et ce sont aussi les moments difficiles qui font qu’on réfléchit, qu’on s’adapte, et qu’on progresse… on ne se rend compte de ce genre de choses qu’avec un peu de recul, mais je pense que ce voyage m’aura apporté aussi un peu de maturité : l’envie de stabilité, de m’investir dans un projet à long terme… d’avoir une vie un peu plus tranquille, un peu plus « sécurisée ». D’où le voyage en Inde ! Disons que je vois ça comme la « dernière étape avant la stabilité » ! Ue dernière aventure, pour marquer le coup. Je suis paré : j’ai plein de sous, disséminés un peu partout sur moi (traveller cheques, dollars, euros, roupies), des photocopies de mes papiers, une carte (très basique) de l’Inde, une idée très précise de ce que je veux voir et de l’itinéraire à prendre, une petite fiche avec des rudiments d’hindi (bonjour, merci, toilettes, docteur, combien ça coûte, etc.), et je viens de regarder un documentaire sur le Gange qui me conforte dans mes choix d’itinéraire. Et la bouffe dans l’avion est très bonne ! Le plus dur va être de trouver un hôtel ce soir en arrivant, après une journée de presque 24H ! Après, ça ira tout seul, ou presque.

Feb-14 : C’est parti sur les chapeaux de roues ! C’est complètement incroyable ! Arrivé à 19h50 (1h20 heure Australienne), les taxis me proposent tous des hôtels à 500 roupies la nuit minimum, près de l’aéroport, ce qui ne m’intéressait pas du tout. J’ai donc pris un rickshaw qui m’a amené plus près du centre, vers une gare. A partir de là, j’ai commencé à flâner, discuter, pour trouver un hôtel pas cher. J’en ai trouvé un ou 2, mais pleins. C’était pas vraiment mon souci en fait, j’étais content de me balader dans les rues. L’aéroport était assez vétuste (quelques trous dans le carrelage, peinture défraîchie, bureaux antiques), mais ressemblait quand même à un aéroport international. Par contre les rues… c’est super animé, comme en Egypte, mais plus pollué. Il y a un brouillard permanent, la visibilité doit être de 500m environ. Les « magasins » sont constitués –pour la plupart- de piquets et de bâches, et tout est mêlé : bouffe, pièces mécaniques, chaussures… il y en a partout. Il y a aussi des chiens, des chèvres, des chats, des rats, des gens endormis bien habillés allongés à même le sol à 2m de la route… ça grouille ! Partout, c’est dense, il y a du mouvement, du bruit… Et par contre, bien qu’étant le seul occidental, personne de me demande rien, tout juste quelques hello… noyé dans la masse. Mais si je demande un renseignement, plusieurs personnes se concertent immédiatement pour réfléchir à la meilleure solution. Génial !

Après avoir vainement cherché près de la gare, et sur les conseils de gardiens d’un hôtel de luxe, je prends le train pour Mumbai central à 22h30 (je me suis trompé de train, mais mes voisins de wagon m’ont expliqué comment descendre et prendre le bon). Arrivé là-bas,  j’ai commencé à chercher -un peu plus activement cette fois parce qu’on approchait de minuit- mais sans succès : hôtels pleins pour la plupart, ou réservés aux indiens, ou à plus de 1000 roupies l nuit. J’ai fait une dizaine d’essais, escorté par 2 gars qui m’avaient repéré, et qui se sont donné beaucoup de mal pour moi, mais comme je n’avais pas envie de payer une commission je leur ai dit que je pouvais me débrouiller. Ils n’ont pas insisté, ils ont été très gentils, et ils m’ont filé leurs coordonnées pour le cas où j’ai besoin de leur aide, ou si je veux aller à Goa. C’est maintenant qu’on arrive dans la phase incroyable : je les avais à peine lâchés que quelqu’un d’autre est venu, un gars plutôt efféminé dont je me suis immédiatement méfié. Il parlait un anglais presque parfait, a été super sympa, a commencé à me guider pour trouver un hôtel… mais je les avais déjà essayés. Entre temps, il m’explique qu’il étudie ici, que ça fait 7 ans qu’il est arrivé… et là il me propose de dormir chez lui si je veux. Donc j’ai di oui parce que c’était beaucoup mieux qu’une nuit à la gare. Je vais abréger : Il s’appelle David. Chez lui, j’ai fait la connaissance de deux de ses amis avec qui j’ai discuté un moment, puis ils ont partis, je me suis couché et j’ai dormi un peu, puis pour une raison qui m’a d’abord échappé il s’est allongé à coté de moi, puis a plus ou moins commencé à me toucher la main, donc j’ai mis les choses au clair et lui ai expliqué que j’aimais qu les files, et même qu’une. Du coup on a discuté sexe/religion/culture jusqu’à 4H du matin (9h30 heure australienne !).

Feb-15 : J’ai relativement bien dormi, même si le lit était assez étroit, et je lui serai éternellement reconnaissant de son hospitalité, de sa franchise, et de tous les services qu’il m’a rendus puisque le matin on est allé petit-déjeuner dans un coin super, puis il m’a fait une petite carte (il a un Master en géographie, option développement urbain), pour que je visite facilement les environs. Et j’ai passé une matinée de rêve à déambuler dans les petites rues, les temples, les marchés, sans croiser d’occidentaux vu que je ne suis pas dans le quartier des backpackers. Mais j’y vais ce soir, pour ne pas abuser de son hospitalité.
Bon… le quartier touristique l’est quand-même relativement peu, mais ça y est j’ai eu droit à mes premiers gars qui m’ont suivi et parlé 5min pour essayer de me vendre des trucs. Ils font pas le poids comparés aux egyptiens, cela dit.Bref, j’ai trouvé un hôtel (cher, il faut que je change demain mais là j’ai la flemme, et il est à 2 pas de la mer), un restau, des magasins de tissus, et j’ai visité la quasi-totalité du centre : une fourmilière. Le mieux, c’était la gare. Je sais pas pourquoi, mais tout le monde allait dans le même sens, du coup ça faisait un défilé impressionant. Il y a eu aussi l’université, assez luxueuse, et le grand parc où tout le monde joue au cricket.

Feb-16 : Reveillé à 4H du mat par les ronflements et les pets du voisin (les chambres sont séparées par un mur qui s’arrête à 40cm du plafond). Je m’étais couché tôt la veille, donc impossible de me rendormir. Du coup, début de la journée au lever u jour sur la promenade le long de la mer, à 6H. Ambiance très paisible, soleil rouge soleil rouge et orange très beau malgré le brouillard. Je décide de longer la côte jusqu’au port de pêche, mais après 2H de marche le long de la base navale (j’ai essayé d’entrer, sans succès), je me retrouve dans des bidonvilles donc je prends un taxi, mais je sais pas où je veux aller puisque comme tous les autres il ne comprend pas « fish market » ou « fishing boat » ou « harbour », donc je demande tout droit, puis à gauche, puis tout droit…ça ne m’aide pas, je sais de moins en moins où on va. Je descends à un grand carrefour, et saute dans le 1er bus qui semble aller en direction de chez moi. Je demande à Monsieur Ticket si ça va à Churchgate, une grosse gare pas loin et depuis laquelle je sais rentrer à la maison, il me dit non, et rien de plus (c’est la première fois…). Heureusement, une dame de l’autre coté de l’allée entend et me dit de descendre et de prendre le 135. Il s’avère qu’il n’y en a pas à cet arrêt, malheureusement. Après un thé et des tartines de beurre (0,3 €) je retourne aux arrêts de bus, et là, miracle (il y en a partout en Inde). Un bus arrive sur lequel il y a marqué quelque chose en alphabet latin, et ce quelque chose c’est Colaba, chez moi ! Pa conte je ne reconnais pas du tout la route, et on arrive au terminus sans que je réussisse à me repérer… mais ça sent le poisson ! Donc je suis l’odeur et les gens et je tombe sur le marché aux poissons le plus insolite qu’on puisse imaginer : le port est rempli de bateaux tous les uns contre les autres. Il y a une grande plate-forme couverte d’un coté où se font toutes les ventes, et d’où monte une clameur… effrayante. J’opte donc pour l’autre quai, où des gars tirent des remorques de 4m de long chargées de bidons d’essence ou de glace pilée, et ravitaillent les bateaux. En suivant le ponton, j’arrive au bout, mais on peut traverser en passant sur 2 bateaux (je demande la permission avant de le faire). Me voici donc au milieu de la foule. C’est bondé, ça pue, il y a des tas de crevettes à même le sol, des poissons à moitié déchiquetés, des femmes qui trient, crient, portent des paniers, des poissons et des crabes bizarres… c’est magnifique. Mais je mangerai pas de poisson à Mumbai. Je prends pas de photos, parce qu’ils m’ont fait l’honneur de pas m’emmerder alors que je venais chez eux, alors j’estime que je n’ai pas à les considérer comme des bêtes cureuses en retour. J’ai juste droit à quelques « hello » bien gentils.

C’est d’ailleurs frappant d’une façon générale, de voir comment les touristes les laissent complètement indifférents, ou dumoins leur égal et c’est tout. On se fait gentiment décaler dans le bus, on fait la queue comme tout le monde, dans les magasins ou au restau, et on ne se sent pas observé quand on marche dans la rue ou sur les marchés. Je parle de partout sauf l Colaba touristique et ses magasins de souvenirs.

Après ça, je me repère, trouve un nouveau backpacker à 150 roupies la nuit (3€, petit dej inclus), fais un tour pour touristes cher (20€) mais qui me permet de voir des coins que j’aurais jamais trouvé tout seul, comme le quartier des laveurs, une caste qui collecte, lave sèche et restitue le linge partout dans la ville en 24H. Il y a aussi un jardin avec des petits écureuils de Corée (bizarre), la maison de Gandhi, et un guide qui m’a donné quelques leçons d’Hindi et m’a invité à aller chez lui si je le retrouve (ça va être chaud). Repas au restau (je prends soin de moi), puis bateau pour les grottes d’Elephanta, sur l’île du même nom. Bien, avec de jolies statues, mais ça n’est pas un truc de fou. Retour tranquille n discutant avec un Pépé bien sympa dans le bateau (un médecin qui avait parcouru le monde), puis errance dans les rues de Colaba (j’arrive à marcher 10 min sans me perdre…). Je mange des trucs bons, mais j’oublie encore le nom.

Feb-17 : Je pars le matin chez David, et je me débrouille comme un chef pour le bus. On part directement rendre visite à un de ses amis qui habite Borivali, à l’entrée du Sanjay Gandhi National Park. Il s’appelle Omkar, il est super branché nature, adhérent Greenpeace, et gentil comme c’est difficile à imaginer. Il nous offre à boire et à manger, nous donne les détails pour visiter… nous voici partis pour 7km à pied au beau milieu du parc, habité par une tribu qui fait des maisons typiques avec de beaux dessins sur les murs. En chemin, on croise des langurs (singes blancs à face noire), des macaques, puis on arrive au Kanheri caves. C’est trop beau, mieux qu’Elephanta. Les grottes sont plus grandes, les statues plus nombreuses, les sculptures plus fines… et c’est au sommet d’une montagne avec une vue magnifique…un régal ! On redescend en bus à la fermeture (parce que la nuit il y a des léopards, donc ils virent les touristes le soir), on flanne un peu, puis on retourne chez Omkar boire un café et tester les friandises locales. Onpapote quelques heures, puis on part manger au restau avec un copain d’Omkar, et je me fais péter le bide (ce qui ne sera pas sans certaines conséquences plutôt désagréables le lendemain). J’ai droit à un petit exposé sur chacun des plats, et en plus Omkar note tout sur mon petit cahier. En digestif, on va chez le faiseur de feuilles, qui tartine plein de pâtes de toutes les couleurs sur une feuille, et enrobe aussi des graines, sucreries… il en résulte un gout indescriptible, et c’est censé facilité la digestion. Je paye une bonne partie du restau… de l’ordre de 12$. Non seulement c’était super enrichissant et j’ai appris plein de choses, mais en plus c’était très gai, et je me suis marré comme il y a bien longtemps que c’était pas arrivé !

Puis on échange nos adresses et prend congé (Omkar me file 3 CD de musique Indienne), et on rentre à la maison, David et moi. Je m’endors dans le train, pour changer… c’est comme à la maison !

Feb-18 : C’est dimanche, grasse mat, puis glandouille toute la journée, sauf un petit tour du quartier dans l’après-midi . Je suis tombé sur un bouquin de géographie humaine chez David, c’était passionant. Le soir on a encore mangé au restau, et c’était encore délicieux.

Feb-19 : Ca y est je suis malade ! J’ai passé une fin de nuit un peu difficile, du coup j’attaque direct le régime « sécurité » : pain eau bouillie ou en bouteille, et immodium à tous les repas. Après une matinée plutôt pépère et mes adieux à David, je pars dans ma guest house favorite où un petit mot de Rémi m’attendait. Je les retrouve sans difficulté…moment magique ! Mais je les laisse profiter de leurs derniers moments ensemble, et je glandouille dans la ville à la recherche de pâtisseries (je n’ai plus mal au ventre, donc ma résolution du matin n’a plus aucun intérêt). Le soir, on mange ensemble, Davi, Elo, Rémi et moi. Puis c’est l’heure des adieux à Elo et à David à nouveau, dans des conditions pas top puis qu’il s’est bêtement énervé contre des vendeurs de hashish qui le traitaient de PD et faisaient mine de le toucher, donc j’ai du intervenir pour les empêcher de se battre, ce qui m’a fait assez peur vu que je ne tiens pas à avoir affaire à des gamins de la rue. Du coup après j’étais très en colère contre David, et je lui ai dit qu’il était con. On s’est séparé, en bon termes quand-même, et je suis allé dormir.

Feb-20 : On passe le journée avec Rémi à manger des trucs trop bons et en buvant des thés. On parle beaucoup, et comme d’hab c’est bien. Nous voici maintenant dans un train « sleeping ». Départ 21H25, arrivée prévue à 14H40 à Jabalpur, près de Kanha National Park.

Feb-21 : Le trajet a été long, mais ça y est on est à Jabalpur, petite ville de campagne de 1million d’habitants. Là je découvre vraiment ce qu’est l’Inde : des routes à peine goudronnées, des tuk-tuk (rickshaw) partout, des échoppes toutes pourries le long des rues, des vaches et des chèvres au beau milieu de tout ça… tout semble provisoire, juste posé là comme par hasard. Après une demi-heure à déambuler dans cet univers fantastique, on trouve un hôtel dan nos prix. On part alors à Marbl Rock en rickshaw, une moto à 3 roues, avec une dizaine de personnes à bord. On est allé voir les chutes, c’était bien beau, et on s’est dit qu’on reviendrait ici lors de notre prochain voyage pour faire la petite balade en bateau. Le soir, on se fait assaillir par les moustiques, à tel point que je décide finalement de passer la nuit à bouquiner pour pouvoir en écraser un maximum (vengeance !).

Feb-22 : Départ pour Kanha National Park, l’un des plus réputés d’Inde et le meilleur pour l’observation des tigres. Un long trajet en bus sur une petite route de campagne, à traverser des petits villages très différents des notres, puis on arrive au parc où on entreprend de faire une petite ballade balisée près de l’entrée, dans ce qu’ils appellent la zone tampon. A un moment, on passe à côté d’une rivière quasiment à sec, donc on va voir pour regarder les traces… beaucoup de vaches, quelques cerfs… et une empreinte de tigre. De 7-8 cm de large. On remonte rapidement sur le sentier, où on trouve une crotte mais là c’est pas sûr que ce soit un tigre, puis on part en accélérant un peu le pas en direction de la maison. Ca fit une drôle de sensation : les attaques de tigres sont rarissimes, mais en voyant la trace on se rend bien compte qu’il peut surgir de nulle part, et qu’on est complètement démuni pour y faire face. Finalement, on a juste croisé quelques singes et cerfs.

Feb-23 : Jour de safari ! On a trouvé la veille des gens avec qui partager la jeep, ce qui a réduit les frais à 600 roupies par personne, soit un peu pus de 10€, une fortune si on compare aux pri habituels. Et là, c’est magique. Comme dans les dessins animés où on voit les animaux qui sont tous ensemble et qui discutent entre eux ! A 200m de l’entrée on tombe sur un troupeau de gaurs, dans la brume matinale (il est 7H). Les gaurs sont des bisons d’Asie, moins poilus mais aussi gros, c'est-à-dire 1,8 m au garrot. Plus tard, on en voit d’autres, traverser la route juste devant nous (c’est quelque chose de voir une bestiole de plus de 2 tonnes sauter un fossé). On voit aussi des centaines de cerfs chital, des sangliers, des singes, des paons, des écureuils, des oiseaux bizarres, des chiens sauvages (dolls), des fennecs, des sambars (le plus grand cervidé d’Asie), et des barasingas, une antilope presque éteinte mais la dernière population au monde –à Kanha- est en pleine croissance, protégée derrière des clôtures anti-carnivores. Parmi tout ça, il y a des bébés agés de quelques jours ou semaines : gaur, cerf, langurs, dolls. Personnellement, j’ai trouvé cette matinée très éprouvante, à cause du froid et aussi parce que j’ai essayé d’avoir un œil partout… mais je n’en ai pas perdu une miette ! Malgré tout, on n’a toujours pas vu de tigre. Mais arrivés au camp central, ils nous proposent de faire une ballade en éléphant (« tiger show »), où la vue du tigre est garantie. On se dit qu’on aura pas toujours l’occasion de voir ça, donc on le fait, pour 10€ de plus, après avoir visité le musée central, très intéressant. J’ai pas trouvé ça top : on nous amène en jeep jusqu’au départ des éléphants, qui font une boucle de 400m pour aller près d’un tigre qui dort dans les herbes. Il a un collier emetteur, il est allongé et ne regarde même pas les 2 éléphants qui tournent autour de lui. C’est un peu l’usine. Et ça dure 5 min, en comptant le temps du trajet en éléphant. Finalement c’est moins impressionant que que d’avoir vu les traces la veille. Mais il est quand même très beau, comme un tigre. Le garde-chauffeur d’éléphant nous dit qu’il a 4 ans, que c’est une femelle, et qu’elle a 2 frères et sœurs dont un de 4 mois. Et que la mère est dans les parages, dans les fourrés ou dans les bois un peu plus loin. En revenant, ravis, on décide de ne pas revenir le lendemain vu qu’on a déjà vu tous les animaux. L’aprèsmidi, on part dans la zone tampon, dans notre coin préféré, qu’on a baptisé la « plaine des langurs », et on y passe un moment à papoter.

Feb-24 : Journée transport : bus à 8H30 du matin, jusqu’à 14H30, puis train jusqu’à Satna, ville étape pour Kajuraho, qui devrait être très jolie parce que c’est le site n°1 indiqué pour cet état (Mandya Pradesh). Verdict demain.

Feb-25 : Encore 4h30 de transport jusqu’à 13H, puis on savoure le plus tranquilement possible notre arrivée à Kajuraho. Petite ville très touristique, avec plein de gens qui veulent vendre des trucs. Mais ça reste correct, alors ça va. On glandouille tout l’après-midi dans les rues, au restau, et un peu dans les magasins.

Feb-26 : Visite des temples de l’Ouest de la ville (classé au patrimoine mondial de l’Unesco). C’est très, très beau, autant que les temples des villes impériales en Thailande, voire plus. Chaque temple est comme un prisme, avec plein d’arêtes, et une statue à chaque angle, ce qui fait des milliers de statues par temple. Il y a aussi des frises, des colonnes sculptées… on en prend plein la vue. Et le top, c’est que toutes ces sculptures ou presque représentent de belles femmes dans des positions envoutantes ou des scènes de Kama-sutra, voire des orgies ! On s’est donc poêlé toute la journée (en plus de trouver ça beau), et on a examiné méticuleusement chaque détail de chaque temple, y compris la scène avec le cheval. Pour l’histoire, il faut considérer ces sculptures sacrées comme des « célébrations joyeuses de tous les aspects de la vie » (Lonely Planet). Après ça, je reglndouille à l’hôtel en écoutant de la musique (je suis pas dans une forme éblouissante), pendant que Rémi part faire les magasins.

Feb-27 : Location de vélos et visite des autres temples, voués à un autre culte (Jaïn), mais avec des représentations similaires. Mais la présence permanente de vendeurs vient à bout de notre patience, et ça devient de plus en plus difficile de ne pas s’énerver en se baladant dans les rues. Je décide de n’acheter aucun souvenir, ce serait trop éprouvant, et je ne veux pas encourager cette attitude trop agressive. Au final, on prend notre bus (ultra bondé, avec des gens qui dépassent par les portes) à 16H30, après un début d’après-midi tranquille, et on se prépare psychologiquement à une nuit de transport.

Feb-28 : Le trajet a été assez éprouvant (de 17H à 10H30), surtout le bus, mais on a réussi à faire une nuit correcte dans les wagons-lits du train. Et l’arrivée à Varanassi (Benares) s’est bien passée : bien que notre chauffeur de risckshaw nous ait amené à une adresse différente de celle qu’on avait demandée (On voulait aller à Vishnu Rest House, et on est à Vishn!), on a une chambre très bien, avec un lit immense. On passe l’après-midi à marcher, en ville au milieu des milliers de rickshaw vélos et motos, puis le long du gange où on voit des brasier pour brûler les morts, des lépreux, des gamins qui font la manche, des vieux, des gens habillés en orange avec de longues barbes et des têtes bizarres (ce sont les sadhus, les vieux sages), qui font la manche aussi mais en anglais, des touristes indiens, japonais, occidentaux, et plein de vendeurs en tous genres : cartes postales, bougies religieuses, massages, thé… et pour finir il y a aussi des chiens, des vaches, des boucs géants, et des singes. Tout ça dans un petit espace, au final, ça fait une impression vraiment bizarre. L’Inde, c’est dense ! Et pas toujours facile de voir la misère en se sentant plus ou moins impuissant, parce que donner une pièce ou à manger à un gamin c’est l’encourager à mendier. On se console en se disant qu’ils ont pas l’air malheureux… après, on rentre à la maison par les petites rues de la vieille ville.

Feb-29 : Même chose, on longe le Gange toute la journée, c’est beau. Au détour d’une ruelle, alors qu’on est complètement désorienté, on se rend compte qu’on tourne en rond en passant pour la 2e fois devant un bouc avec un gilet bleu… on fait aussi quelques emplettes, du bateau, et le soir on mange au restau et assiste au concert d’un mec en orange (bowl, cette fois, je saisis pas trop la différence avec le sadhu… peut-être que c’est parce qu’il joue de la musique…). A l’approche de la grande fête de Shiva (Shivaratri), ils affluent tous vers Varanassi.




Février en Australie

07:26, 27/03/2008 .. 0 commentaires .. Lien

Feb-03 : Bon, je passe le reste de la semaine. Par contre vendredi soir il y avait un concert juste à coté du stade Olympique, on y est allé avec Arnaud, l’occasion pour moi de visiter, et la musique était super. Puis ce week-end je suis parti me balader dans les Blue Mountains. Temps idéal : un peu gris, mais pas nuageux donc j’ai pu profiter de la vue. J’ai commencé par les Wentworth falls… C’était trop beau ! La vallée est gigantesque, bordée de grandes falaises avec des chutes de partout, et on peut se balader sur un sentier qui passe juste au dessous de la falaise. Au moins 10 chutes dans la journée… l’Australie n’est pas si sèche que ça. Le soir, je me suis dirigé vers Katoomba, célèbre pour ses « three sisters », 3 gros pitons rocheux qui s’avancent dans la vallée. J’ai fait un peu de stop pour pas avoir à marcher le long de la route (un marocain arrivé ici il y a 9 ans, qui parlait le Français bien mieux que moi, très doux et très gentil), j’ai récupéré une carte à l’Auberge de Jeunesse, puis je suis parti chercher un coin pour dormir (en espérant qu’il ferait beau pendant la nuit vu que j’avais juste une bâche et un duvet). J’ai trouvé un petit paradis : ça s’appelle « le balcon de Juliette », c’est un petit point de vue niché dans la montagne, avec vue imprenable sur les 3 sisters et les chutes de Katoomba. Par contre il y avait plein de moustiques. J’en ai tué au moins 20 pendant le repas. Il y avait aussi un petit lézard qui est venu manger les miettes, quasiment à mes pieds c’était la première fois que je voyais ça ! J’ai essayé de lui donner des moustiques morts mais ça l’intéressait pas. J’ai bien dormi, sans trop me faire piquer, et il a pas plu. Lever le matin à 8H, et départ pour 6H de marche quasi non-stop… Je pense avoir fait environ 40km dans le week-end. Le temps était beaucoup plus maussade que la veille (la vue depuis mon balcon avait totalement disparu), mais du coup c’était plus…étrange ! Avancer plus ou moins dans le brouillard, sur un petit sentier perdu dans une forêt dense et vierge, avec de temps en temps une grande falaise qui sortait de nulle part… de bonnes sensations. Malheureusement après 2H j’ai commencé à voir du monde, ça faisait plus pareil. Et puis il y a eu des sangsues aussi (je me moquais intérieurement des japonais en tongues… jusqu’à m’apercevoir dans le train que je m’étais fait avoir aussi !). Au final, la pluie a commencé à tomber, et ma bâche m’a bien servie. Par contre je l’ai perdue pendant le retour, donc il va falloir que le temps soit sympa en Inde.

 

Feb-7 : Rien de passionnant cette semaine. J’ai fait un peu d’heures, de grosses journées, envoyé des candidatures et passé des coups de fil pour du boulot en France… pas trop d’espoir cela dit, puisque l’une des personnes que j’ai eu au téléphone m’a dit qu’ils avaient déjà reçu 180 candidatures, 15 jours seulement après la publication de l’offre… La vie à Sydney se passe sous la pluie, puisque l’Australie connaît en ce moment de gros problème d’inondations. A priori, c’est la fin de la sécheresse. Ah ! 2 petits trucs sympas : j’ai vu récemment à la télé un reportage sur un gamin qui allait à l’hôpital parce qu’il avait un cafard dans l’oreille, c’était marrant. Et j’ai reçu un coup de fil pour du boulot en biologie, un contrat d’un mois, mais à 6 jours du départ je crois que ça va pas pouvoir se faire.

 

Feb-10 : Je suis allé bosser au stade de cricket, pour surveiller les tourniquets de l’entrée pendant le match Australie-Sri Lanka. Et à la fin j’ai pu aller regarder le match, c’était marrant (mais c’est pas vraiment très spectaculaire le cricket, donc je suis parti avant la fin). Hier je me suis bien renseigné sur l’Inde en bouquinant à la bibliothèque, je pense que ça va être un voyage vraiment très intéressant ! Et puis le soir on a fait la fête chez Fouzia, il y avait aussi Arnaud, Manu, plein de français, des anglais, allemands, américains, australiens, italiens, taiwanais… ce fut une très grosse soirée, vraiment super, avec plein de gens sympas… celle qu il me fallait avant mon départ ! Et du coup j’ai pas pu bouger de toute la journée, j’avas mal partout  ! J’ai quand même essayé d’aller voir le défilé du nouvel an chinois, mas j’ai fini par m’endormir sur un banc, et j’ai pas vu grand-chose. Pour finir, je viens de recevoir un mail de Ross Crozier… je n’ai pas reçu de bourses.




fin de janvier

07:25, 27/03/2008 .. 0 commentaires .. Lien

Jan-27 : Arrivée de Mandine et François. Pas de bol pour leur voyage : leur avion avait du retard à Londres donc ils ont loupé leur correspondance pour hong-kong. British Airways leur a donc offert une nuit à l’hotel et un vol Qantas qui leur a permis d’arriver le soir (au lieu du matin)… sans leurs bagages, perdus en route ! Ils ont donc pu profiter de ma superbe garde-robe, de toutes mes affaires de toilettes, de mon appart magique… débuts spartiates en Australie !

Jan-28 : On a visité la ville pendant toute la journée : Centre ville (Town Hall, Queen Victoria Building, Martins place), Librairie, Opéra, Darling Harbour, 2 tours en ferry, un petit arrêt sur la plage, les botanic gardens, Paddy’s markets, repas du soir à Chinatown (je me suis fait inviter, la classe !)… à la fin François s’endormait au restau parce que ça nous a fait une grosse journée, quand-même. D’autant plus que dans le même temps on essayait de retrouver la trace des bagages, d’organiser les journées à venir…

Jan-29 : Lever tôt pour tout le monde. Moi j’ai bossé 12H, c’était assez cool mais vu la journée de la veille, un peu dur quand même, et eux… les péripéties continuent : ils ont heureusement pu récupérer leurs bagages et réserver des bus et tours organisés pour les jours à venir, mais pas de chance, ils ne peuvent plus retirer ni l’un ni l’autre ! A la veille du départ pour un voyage de 12 jours, c’est rassurant… ça va bien se passer !

Jan-30 : Bon, ça s’arrange… François a pu retirer un peu d’argent, la visite des Blue Montains s’est bien passée, le programme de la suite du séjour s’organise, et il devrait être possible pour eux de faire Brisbane Sydney en camping car pour pas cher. Là, ils sont dans un bus de nuit pour Melbourne, ils arrivent demain matin à 8H. De mon coté, j’ai pris des traveler chèques à la banque, j’ai entrepris les démarches pour récupérer mes taxes, et je me suis occupé de quelques autres formalités administratives.




Janvier (ne manquez pas le 18-19 !)

12:20, 27/01/2008 .. 1 commentaires .. Lien

Jan-10 : J’y suis retourné. Aujourd’hui, 2 containers, mais on était 7. J’ai fait 3 siestes dans la journée, pour m’occuper.

Jan-11 : J’ai passé mon premier vrai entretien en anglais, pour une boîte interim appelée Kelly Scientific, implantée partout dans le monde. Ca s’est bien passé, j’ai bien expliqué ce que j’avais fait, j’a parlé dauphins, perdrix et cancer… c’est bien d’avoir un dossier chez eux. L’après-midi, je suis parti visiter la plage de Manly, au nord et coté océan, parce qu’il paraît que c’était très bien… un peu bondé, et les vagues étaient pas géniales. Mais c’est vrai que c’était beau. J’ai pique-niqué au bout du cap, à l’ombre sous une petite corniche, en regardant la baie et les bateaux, c’était très agréable !

Jan-12 : Le matin, j’ai écrit des lettres de motivation, et l’après-midi je suis allé faire la connaissance de John, le copain de Drago. John a une bonne soixantaine d’année, un accent et des expressions et un humour difficile à chopper, mais il est très bien, et j’ai passé une bonne après-midi. Puis j’ai rejoint Arnaud, le cousin de Guillaume (collègue de Jean Perrin), et on est parti au concert gratuit sur le domaine. On s’attendait à du jazz, c’était plutôt salsa, et c’était trop bien : la musique était bien, il y avait environ 50 danseurs sur et autour de la scène, assez spectaculaire ! Le domaine, c’est grand comme environ 10 terrains de foot… c’était blindé, tout le monde s’était installé avec sa petite couverture et son pique-nique (mais on a quand même trouvé une bonne place). Et pendant l’entracte, le groupe à coté de nous a sorti guitare, percus, et plein de trucs et ils ont joué comme des fous, ça dansait et ça gueulait autour (et j’ai joué de la guitare), c’était cool ! On était avec une autre française qu’Arnaud a rencontré récemment, et un Bengladais (?) qui l’accompagnait. Tout ce petit monde était bien sympa, ce fut une bonne soirée !

Jan-13 : Dimanche. Repos. Et puis on s’est retrouvés sur la plage (Arnaud, un collègue à lui, Fouzia et moi) où on a pique-niqué, mangé, et joué dans les vagues (bien) jusqu’à ce que la pluie arrive.

Jan-17 : on va abréger… pas de boulot cette semaine sauf les soirs, et une journée où j’ai fait 10H au total. Ca me fait pas économiser beaucoup mais c’est pratique de travailler 4H par jour : je fais de la recherche d’emploi, des formalités, de l’Internet, etc. Alors cette semaine : j’ai encore un peu visité Sydney, j’ai écrit des lettres de candidature, et… j’ai réservé mon billet de retour parce que je pouvais plus attendre. Donc je quitte l’Australie le 13 février, pour aller en Inde pendant 1 mois ! Départ pour Londres le 13 mars. Arrivée à Clermont le 17 environ. Je me suis donc bien renseigné sur comment faire, et je vais faire les papiers pour mon visa demain. J’ai déjà regardé sur Internet les précautions à prendre, les évènements en février-mars, et les endroits à visiter. Mais ça reste un peu flou encore. Ce soir, on est allé voir un concert de jazz à Paramatta (1H de train environ). C’était bien. Je passe environ 2H dans les transports en commun tous les jours, je me rends très bien compte à quel point ça doit être chiant de les prendre tous les jours.

Jan-18 : Visa Inde, Internet, pas de travail le soir…j’en ai profité pour appeler en Angleterre pour du boulot, seul moment où je pouvais le faire, et comme c’était la date de clôture des candidatures ils m’ont demandé d’envoyer la mienne immédiatement, ce qui m’a valu un aller retour en catastrophe vers le café Internet. Pas très intéressant à priori, tout ça, mais ça a son importance pour la suite.

Jan19 : Histoires de fou (assez effrayantes). Je viens de vivre une expérience horrible, et malheureusement c’est pas tout à fait terminé, mais rassurez-vous la santé est là. Par où commencer ? J’ai reçu un coup de fil à 00H de Matthieu et Monique, mangé un peu, et me suis couché vers 1H. Et c’est là que le cauchemar commence. A 3H du matin, je me réveille en sursaut à cause d’une bestiole qui se promène sur mon visage. Je saute du lit, essaie de la chasser, je la sens courir vers mon oreille, essaie de l’écraser, trop tard. Elle est rentrée dans mon oreille. Il y en a une autre au plafond, une sorte de blatte, j’en avais déjà vu avant. Pour décrire la sensation que ça peut procurer : comme si on avait une boule Quiès, mais on entend tous les mouvements, comme quand on a une ottite et qu’on entend les battements de son cœur. Pas de douleur, mais je sentais ses mouvements, comme si on me chatouillait l’intérieur de l’oreille. J’essaie de l’attraper avec la pince à épiler de mon couteau suisse, rien à faire, elle est déjà trop loin. Après 2 minutes d’hésitation, je me dis qu’elle ne sortira pas d’elle-même, que je ne pourrai pas supporter de la sentir bouger toute la nuit, que je sais pas jusqu’où elle peut aller, et donc je prépare mes affaires et je me dirige vers l’hôpital, que j’avais repéré en emménageant. En chemin, je l’entendais bouger de temps en temps, ce qui durera pendant encore quelques heures (l’horreur de la salle d’attente), jusqu’à ce qu’un médecin me prenne en charge. Il parlait un peu français, et je crois que je me rappellerai toujours cette phrase : « oui, vous avez bien un cafard dans ton oreille, est-ce que tu me comprends ? ». Bien gentil toutefois, mais sûrement pas très expérimenté en la matière. Il a d’abord essayé de l’aspirer avec un tube spécial, mais ça m’a juste fait mal, et la bestiole est juste partie un peu plus profond, et les bruits de mouvements se sont amplifiés. Par contre je ne les sentais plus. Je lui ai dit d’arrêter d’essayer de l’aspirer, parce que ça devenait effrayant, et il a donc essayé de la tuer, assez facilement en fait en versant de l’huile d’olive dans mon oreille. Elle a un peu bougé au moment d’agoniser, puis plus rien, ce qui m’a beaucoup rassuré parce que je l’aurais crue beaucoup plus résistante. A partir de ce moment, j’avais juste un bouchon, au fond du conduit auditif. Il m’a dit qu’il ne pouvait pas l’atteindre, et qu’on devait attendre l’arrivée d’un spécialiste (ORL), et que je devrais probablement passer au bloc. Il m’a demandé si j’avais déjà été opéré, si j’avais des allergies… j’étais dans un bien piteux état. J’ai demandé à rentrer pour prendre mon téléphone pour pouvoir prévenir, prendre d’autres papiers… et je me suis rendu compte en arrivant chez moi que je n’avais plus mon passeport, et qu’on me l’avait volé la veille dans le bus (et c’était vrai…). Abattu, je suis retourné à l’hôpital, en me disant que mon assurance très basique ne me couvrait peut-être pas dans ce genre de situation, surtout s’il y a opération, et que je devais peut-être me faire rapatrier. Je me suis donc renseigné à ce sujet auprès du guichet de l’hôpital, mais évidemment un samedi matin à 5H l’expert assurances internationales n’était pas là. Ils ont juste pu me dire que l’hospitalisation coûtait 800$ par jour, et que les prix pouvaient monter très rapidement en cas d’opération. Le monde s’écroulait autour de moi. Ne pas craquer, ne pas lâcher, s’accrocher. J’ai essayé sans succès d’appeler ASFE France avec mon portable (2 min d’attente, puis ça raccroche, idéal pour griller un forfait), puis Europ Assistance (numéro sur ma carte ASFE), mais il y avait de l’attente aussi donc je suis allé faire de la monnaie à la superette du coin et j’ai appelé avec ma carte internationale spéciale téléphones fixes. J’ai fini par avoir le service médical Europ Assistance ASFE (j’ai pas très bien compris le fonctionnement), qui m’a dit que j’avais droit à un rapatriement mais que pour ce qui était du remboursement de l’opération, je devais contacter ASFE Canada, c’est eux qui s’en occupent. Il m’a donné un numéro que j’ai jamais réussi à avoir, ni avec le portable ni avec la carte internationale, avec laquelle chaque essai me coûtait 50centimes, heureusement que j’avais fait de la monnaie et que je lui avait demandé 4 pièces de 50c. Point positif, j’entendais très bien avec mon oreille droite, malgré la bête. Je suis retourné aux urgences, leur ai expliqué la situation, me suis fait accosté par une folle qui chantait et racontait sa vie et qui s’est prise d’affection pour moi (j’étais incapable de réagir ou de lui parler), puis j’ai dormi un peu, environ 1H. Et à 8H et demi, Zorro est arrivé ! Un jeune interne, qui m’a regardé l’oreille à nouveau (ça commençait à devenir très douloureux, à force de passages et d’exploration), puis m’a amené au service ORL où il y avait un microscope. Il m’a prévenu qu’il n’était pas sûr de l’avoir, qu’il était assez gros, que l’oreille était très sensible et qu’il ne faudrait pas que je bouge pour qu’il puisse l’avoir sinon il faudrait m’endormir. J’ai dit que je ne bougerais pas, je lui ai demandé s’il avait eu d’autres patients cette nuit, il m’a dit que oui, mais que c’était moi le plus difficile. Rassurant. Ca m’a fait très mal, mais j’ai pas bougé. Et il l’a sorti avec un clamp très long et un peu incurvé. Il m’a demandé de rester en place, a regardé de nouveau, et m’a annoncé que le tympan était intact. Je voulais le serrer dans mes bras, mais il était un peu embarrassé, alors je lui ai juste serré les mains très longtemps. Je voulais pas voir cette bête, mais il a insisté pour que je la garde et me l’a mise dans un petit bocal, qui trône maintenant sur mon bureau. De retour aux urgences, quand je leur ai demandé comment ça se passait pour la consultation et tout ça, ils m’ont dit de pas m’inquiéter à ce sujet… je crois que ce soin aura été gratuit. J’ai dit merci plein de fois, puis j’ai pris un bus jusqu’au café Internet, puis jusque chez moi pour vérifier que mon passeport avait bien était volé, puis au café Internet pour imprimer un scan du passeport, puis à un bureau de police qui a vérifié que personne ne l’avait retrouvé, et a enregistré ma déposition. Pour justifier que je m’en étais rendu compte à 5H du matin, j’ai du raconter toute l’histoire à la fliquette, qui n’arrivait pas à me croire… lundi, je vais à l’ambassade de France, leur expliquer que je prends un avion dans 20 jours. Ca fait chier, mais les évènements précédents m’ont rendu philosophe. Et comme j’avais besoin de réconfort, je me suis fait un MacDO, un cinéma 3D trop bien avec Arnaud qui aurait mérité une longue description mais qui en l’occurrence se retrouve éclipsé par le reste de la journée, du gâteau au chocolat, puis on est passé à la maison et parti boire un coup en ville un peu plus tard. Ca m’a fait du bien de passer un moment avec lui, d’étaler mes états d’âme. Ca fait maintenant 24H que cette journée a commencée, il est temps que je me repose, c’est le week-end, après tout.

Jan-20 : sieste.

Jan-21 : Suite de l’histoire du passeport… j’ai fait officiellement opposition à mon passeport au consulat de France… pour me rendre compte en arrivant au consulat indien pour me renseigner sur les formalités que c’était eux qui l’avaient gardé ! Trop tard, il n’est plus valide, et la procédure de création d’un « passeport d’urgence » est déjà amorcée. Donc j’ai ramené l’ancien au consulat de France, et je dois attendre d’avoir le nouveau pour l’amener au consulat Indien qui mettra le visa dessus. Bien joué. Pas d’excuse valable pour moi pour ce coup là, puisque l’erreur (ne pas avoir réalisé que mon passeport était au consulat indien) a été commise avant le reste des évènements. Force est donc d’admettre que je suis un boulet. Enfin, tant qu’on a la santé (physique, j’entends)…

Jan-22 : j’ai fait la plus longue journée de travail de ma vie (j’espère). 7H-15H30 pour déplacer des meubles en kit du sous sol d’un hôtel jusqu’au 9e étage (beaucoup d’ascenseur, pas trop violent), puis 17H-21H chez TNT, où je bosse habituellement les soirs. 3 petites bananes le matin, et menu double cheeseburger/frites le midi… eh ben en fait ça va, c’était pas trop dur ! L’Interim en Australie c’est plutôt cool !

Jan-25 : Rien de spécial ces jours, une journée de repos (pas de travail du tout), une autre journée de 12H, et une journée normale aujourd’hui. Coté formalités et petits soucis de la vie quotidienne, je viens d’amener mon tout nouveau passeport au consulat indien –qui l’ gardé- et je vais le récupérer le 31. Sinon ce soir c’est le week-end, et j’ai personne avec qui faire la fête ou juste sortir, c’est con.

Jan-26 : Australia Day. Jour de la finale femmes de l’open d’Australie et de la fermeture du festival de Sydney. Plein d’animations partout, et notamment 5 scènes en centre ville avec des concerts qui s’enchainent tout l’après-midi. J’y suis allé avec mon voisin, dont j’ai fait la connaissance ce matin, et on s’est bien régalé il y avait pas mal de groupes très bien ! A noter surtout Kate Miller-Heidke, une petite blonde déjantée issue de formation classique, qui joue très bien du piano et chante comme une chanteuse d’opéra parfois. Elle fait de la pop, mais c’est complètement différent de ce qu’on peut écouter d’habitude. Musicalement c’est très riche, les musiciens sont excellents, elle est drôle… c’était l’un des meilleurs concerts de ma vie. Elle a fait une chanson sur ses débuts quand tout le monde lui disait d’aller à l’Australian Idol (la star Ac locale), c’était trop marrant. Du coup les concerts suivants m’ont paru un peu pourris à coté, et notamment le dernier, Evermore, groupe de rock australien que j’ai pas aimé du tout donc je suis parti avant la fin.




Recherche d'emploi et premiers boulot interim... zappez si vous avez peu de temps !

12:40, 9/01/2008 .. 0 commentaires .. Lien

Jan-04 : Recherche d’emploi. Rien de special, j’ai rappelé tout ce petit monde, cherché de nouvelles offres, contacté d’autres personnes. Et j’ai reçu l’aide d’un anglais mécanicien qui a regardé ma voiture… il y a de l’huile dans la distribution, ce qui n’est pas très normal. Elle peu encore rouler, mais il faut pas trop tenter de grands trajets. Bref, il faut que je m’en débarrasse pendant que je suis à Sydney. L’après-midi… un peu d’Internet, achat d’une bouteille pour mon mécanicien, et puis j’ai dessiné mon itinéraire sur une carte sur l’ordinateur !

Jan-05 : Samedi. J’ai réalisé qu on pouvait appeler les agences d’interim aussi en dehors des heures d’ouverture. Et puis j’ai du lire toute la journée, parce qu’il a plu donc il n y avait pas grand-chose à faire. Sauf le soir : Ouverture du festival de Sydney ! trop bien ! 5 scènes en ville, avec des spectacles qui se succèdent. Il y avait Pink Martini, c’était bien mais ça rend moins bien en concert que Brian Wilson. J’imagine que ce nom ne vous dit rien… c’est l’ancien leader des Beach Boys, et on a eu droit à tous les tubes ! Je m’attendais à ce que ce soit tout pourri, comme les vieux artistes qui font leur come back en general, ‘autant plus que le pauvre Brian n’arrive presque plus à marcher, il a du faire son concert assis… mais il a encore de la voix, et les chœurs étaient bien aussi… comme les originales. Je vous laisse imaginer le live de « Surfing USA », ça vous donnera une idée du concert. EN plus j’étais avc mon allemand et 3 copains à lui… soirée exotique

Jan-06 : On est dimanche, repos. Petit passage en centre ville puis marche dans les botanics garden, puis bus jusqu’à Bondi Beach (plage belle mais bondée) pour faire la Bondi walk (sentier litoral, 2H environ), avec pause baignade sur les belles plages avec des belles vagues pendant le trajet. C’est quand même bien, Sydney. Le soir, j’ai mangé japonais en ville, me suis promené sur Darling Harbour et le long des quais… la classe, quoi ! Dernière nuit avec mon allemand, il st temps de me bouger !

Jan-07 : Re-recherche d’emploi. J’ai encore rappelé tout le monde, je me suis déplacé dans une agence où j’étais pas allé, envoyé un mail ou deux… j’ai aussi essayé de gruger en profitant des offres d’emploi réservées aux membres d’une certaine association, mais ça n’a pas marché. La dame m’a demandé ma carte d’adhérent quand elle a vu que j’étais pas allemand. J’ai fait celui qui savait pas qu’il fallait une carte… puis j’ai fait les petites annonces. J’ai du passer environ 10 coups de fil, et j’ai visité 3 apparts. Du coup ça y est : à partir de demain, et si Dieu et la voiture le veulent, j’emménage tout près de Newton, pour ceux qui connaissent, dans une petite maison un peu pourrie avec des robinets qui fuient, pour 135$ par semaine… ce qui est très raisonnable pour dire qu c’est en centre ville, donc je peux accéder partout assez vite, ce qui est intéressant vu que c’est la période du festival (et aussi si je trouve un boulot), et je pourrai héberger Mandine et son pote.

Jan-08 : Ca y est les choses accélèrent ! En une journée, j’ai : emménagé dans mon nouvel appart (la voiture a bien voulu m’y amener mais tout juste !), fait un peu d’Internet, repéré les lieux, reçu un rendez vous vendredi pour des boulots potentiellement intéressants, reçu 3 coups de fil successif d’Adecco me disant que… j’ai du boulot ! Ca a commencé le soir : chez TNT (un peu comme Fedex), pour déplacer des petits colis et des enveloppes, bien payé et pas trop dur, je leur ai dit que je voudrais bien le refaire.

Jan-09 : 2e journée d’intérim, dans une autre boite, très loin de chez moi et un peu inaccessible (j’ai finalement payé 30$ de taxi parce qu’en 1H30 c’était pas possible d’y aller, ça fait mal aux fesses, mais je l’ai dit à Adecco donc je devrais aller ailleurs bientôt), pour faire… a peu près rien ! Le matin on attendait un container, donc on a fait ce qu’on pouvait pour s’occuper, mais bon… et l’après-midi, le container est arrivé, avec 600 cartons d’accessoires pour aspirateur, et on était 3 pour décharger et poser sur des palettes, c’est vite fait. Du coup on a bien discuté, fait les cons, j’ai bien amélioré mon anglais et je leur ai fait réviser « voulez vous coucher avec moi ce soir ? » et d’autres expressions incontournables que je ne peux pas citer ici. Fascinant, non ? J’y retourne demain, a priori on reçoit un autre container, et vendredi je travaille pas parce que j’ai entretien à 10H. Si ça se trouve je vais pouvoir évoluer prochainement vers un poste d’intérimaire en biologie, ça serait cool ! Sinon, je m’en fous, ça fait des sous et ça m’occupe en attendant le retour.




Et une bonne sante !

03:57, 4/01/2008 .. 0 commentaires .. Lien

Dec-27 : Visite du magnifique aquarium de Sydney. A ne pas manquer si vous avez l’occasion d’y aller. Notamment la fosse aux requins c’était magnifique. On s’est ensuite dirigés chez la dame qui nous accueillerait en wwoofing, et dont on a retrouvé l’adresse grâce à l’aide de quelques personnes fort sympathiques. On est arrivé là-bas en début de soirée, la dame était encore aux courses. On s’est donc plus ou moins installés (un autre wwoofer nous a présenté la maison). Malheureusement quand elle est arrivée elle nous a expliqué que c’était pas possible pour elle de nous accueillir, et elle nous a aimablement mis dehors, un 27 décembre à Sydney à 9H du soir ! On n’avait aucune idée de l’endroit où on aurait pu dormir. En désespoir de cause, on a commencé à taper aux portes des voisins, pour leur expliquer tant bien que mal la situation et leur demander de nous prêter un bout de leur jardin pour y planter une tente… c’était pas la joie ! Coup de pot, les australiens sont gentils, et le 3e a accepté. Il n’empêche qu on n’avait rien pour dormir les jours suivants, plus de batterie sur mon téléphone (c’est pourtant rare), rien pour le charger, pas de camping de libre nulle part à notre connaissance, et la voiture qui commence à faire des bruits assez effrayants (le séjour à Sydney ne lui revient pas…). Bref, la galère, un peu.

Dec-28 : Mais tout s’arrange ! Le matin, on a trouvé un café avec de l’electricité pas trop loin de là où on avait dormi, ainsi qu’un annuaire, et de là un camping avec des places de libres, vers lequel on s’est empressé ! On est arrivé avec quelques encombres (mais c’était super mal indiqué), et le bruit de la voiture devenait carrément inquiétant, mais c’est passé, et on a un beau camping où on rencontre tout plein de voisins… On s’est donc installé convenablement (tente+lit, courses, rangement, douche, lessive, balade sur la plage avec plein de véliplanchistes et kite surfers).

Dec-29 : Journée achats souvenirs au marché… passionnant et fatigant. Pour ceux qui n’ont pas de cadeaux, merci de votre compréhension, pour les autres, idem ! On a aussi testé le monorail, un train aérien qui fait une boucle dans le centre-ville (on l’a fait 2 fois parce que c’était joli), puis le ferry, c’était très agréable : beau temps, on profitait de l’air du pont, vue magnifique sur les différentes parties de la baie… On n’est même pas descendus tellement on était bien !

Dec-30 : On est allé aux fish market. Peu d’étals, beaucoup de restaurants, quelques animaux étranges mais pas tant que ça… bof… en plus je me suis  fait chier dessus par une mouette. Bref j’ai pas vraiment adhéré. L’après-midi, on est parti à la plage, où on a passé un moment à rien faire, ce qui se justifie parce que comme vous pouvez voir on est quand même très actifs…

Dec-31 : Après quelques discussions, on avait très vite compris que ça allait être bondé de partout le soir… alors on est parti tôt, on a déjeuné dans notre Mac Donalds favori, puis on s’est dirigé vers l’opéra vers 14H. Et là, miracle : Plein de places de libres, au soleil toutefois, mais on a bricolé une petite pergola avec le chech de Chloé. Puis un autre miracle : 2 allemands avec qui j’étais à Fraser m’ont retrouvé, donc du coup on a passé la soirée avec eux. L’après-midi a été longue mais sympa, la soirée aussi, avec 2 feux d’artifice, et le 2e était vraiment impressionant : ça pétait de partout : en ville, sur le pont, dessous, depuis l’eau… Moins bourrin que ceux de San Sebastien, moins long aussi (10min), mais plus beau… Enfin, une belle soirée, même si ce compte à rebours était aussi celui du départ du Chloé. Après le feu d’artifice, tout le monde s’est dirigé vers le centre, c’était un peu le bazar pour prendre le train, mais on a fini par arriver à se coucher, vers 3H du matin, ce qui est incroyablement tard comparé aux 23H quotidiennes.

Jan-01 : Dur… comment résumer ? lever, petit dej, départ… on a du anticiper la séparation à l’aéroport parce que ça virait au mélodrame. J’ai envie de pleurer à chaque fois que quelqu’un est gentil avec moi (un chauffeur de bus, une dame qui me laisse passer, le chinois de l’Internet café). Je suis resté au camping, la dame de l’accueil me file 3 jours gratuits (j’ai failli fondre en larmes)… mais c’est un peu horrible : le matelas est trop grand, j’ai pas faim, je suis tout seul, et j’ai pas goût à grand-chose. J’ai l’impression que tout est vide. Mais j’ai quand même fait ce que j’avais à faire, c’est le plus important. Je vais vite trouver du boulot, et aviser rapidement de ce que je fais pour la suite.

Jan-03 : 2 jours bien remplis de recherche d’emploi. Hier j’ai postulé au grand zoo du coin, j’ai du insister pour qu’ils acceptent de prendre mon CV, mais ça ne marchera pas ils ne cherchent personne. Heureusement je n’ai pas payé l’entrée pour aller jusqu’au bureau des ressources humaines, donc j’ai pu visiter (rapidement) le zoo gratuitement. J’ai aussi contacté quelques boites d’interim et agences de recrutement. Et aujourd’hui, eh ben j’ai fait pareil, sauf que cette fois je suis allé à l’aquarium et un autre parc a coté, mais je n’ai pas eu de visite gratuite. Et j’ai fait ma « formation sécurité chez Adecco », donc je devrais avoir quelque chose prochainement. Sinon la dame de l’accueil m’a trouvé un gars avec qui partager la tente, ça fait moins cher le logement. Un allemand. Bien gentil a priori. Demain je cherche un logement. Bon, je suis conscient que c’est une situation qui peut paraître assez embarrassante, mais ne vous inquiétez pas, j’ai encore une bonne petite réserve de sous, et au pire je peux tenir sans problème jusqu’à mon billet d’avion actuel. Et en plus, c’est bien, ça me sert de leçon, et c’est peut-être un autre pas vers mon vaccin contre la voyageo-manie, sachant que Chloé m’a fait faire le premier…




decembre (suite et presque fin)

11:02, 26/12/2007 .. 0 commentaires .. Lien

Dec-20 : Bon, ça va mieux aujourd’hui. La visite de Melbourne s’est faite sans encombre : on a vu les principaux monuments « historiques » (on a visité la grande cathédrale « gothique », qui n’a pas grand-chose de gothique), la Galerie d’Art Internationale, où on a vu plein de belles choses, dont le penseur de Rodin (on était très loin de se douter qu’il était à Melbourne !), et les Royal Botanic Gardens, qu’on a visité un peu sous la pluie : des trombes d’eau se sont mises à tomber, on s’est retrouvés trempés à marcher dans la flotte, c’était marrant ! Du coup on est resté pour psser la nuit à Melbourne pour faire une lessive, cuisiner confortablement et au sec, aller sur Internet tranquillement… ça fait du bien ! Demain on part pour la Great Ocean Road.

Dec-21 : Alors la Great Ocean Road, c’est bien un peu pourri des fois ! On est parti tôt et super motivés pour voir les plus beaux paysages de l’Australie, avec des koalas partout sur les bords des routes, et peut-être que les 12 apôtres seraient pas trop loin et qu’on pourrait aller les voir… et on s’est retrouvés sur une route en lacet dans le brouillard et la pluie. Une autre perspective ! Quand aux koalas, ils se sont fait très discrets, et on n’en a pas vu. Sauf à la fin dans un endroit qu’on nous avait indiqué, où on en a vu 3 d'un coup ! Ils doivent les dresser pour rester sur la même branche. Et on a dormi dans un très joli backpacker.

Dec-22 : Il a plu toute la journée, on a donc roulé : traversée de Melbourne et retour sur Lake Entrance, où on a enfin trouvé un temps à peu près potable. En espérant que ça dure… A noter qu’on a retrouvé notre super restaurant, tenu par un belge et une marseillaise qui parlent un franglais assez pittoresque, agrémenté d’un accent (marseillais ou belge) assez prononcé, où ils utilisent de l’huile de riz pour la friture, et c’est très bon… on a dormi dans une jolie chambre très confortable et très proprette.

Dec-23 : Un peu méfiants mainetenant par rapport au temps, on s’est dirigé vers les montagnes jusqu’à Buchan, petit village célèbre pour ses grottes et ses kangourous. Et dont je me souviendrai aussi parce que j’ai fermé la voiture à clé avec la clé dedans (il fallait que ça arrive…) avec l’aide d’Indiens bien sympathiques, et d’un cintre gentiment prêté par le information ofice, on a pu relever le loquet et la rouvrir, puis partir direction une petite gorge perdue (la plus grande du Victoria), sur une route non moins petite, où on a vu des émeus (et plein de mouches encore). On est reparti dormir à Buchan.

Dec-24 : après un réveil tardif, on a loupé la visite des grottes (pour la 2e fois puisque la veille l’épisode des clés nous avait légèrement retardés), mais on a fini par les voir, présentées par un gros ranger impressionnant et très gentil qu’on n’a pas très bien compris mais qui avait un très bel accent australien. Puis on a roulé jusqu’à Eden, là où on avait dormi la première fois qu’on y était passé, on a fait quelques emplettes (dessert du soir, sauces pour les toasts), et on a fait notre super repas de réveillon : chips mexicaines, toasts avec diverses sauces (saumon, tzatziki, roquette), foie gras (merci Papy et Mamy !), et en dessert Pavlova, un délicieux gâteau meringué Australien hyper sucré et immangeable, qu’on a du jeter (après que Chlo a malencontreusement mis le pied dedans, pour notre plus grand malheur). Le tout à l’entrée de la tente, en utilisant le réchaud et la poêle pour faire griller les toasts… on a connu mieux comme repas, mais on a bien rigolé et c’était très bien.

NB : sur la route, Chloé a vu ses premiers dingos !

Dec-25 : petite frayeur du matin, dans la ferveur de la préparation du repas de la veille, on a oublié que le réservoir était vide. On a donc roulé au ralenti jusqu’à la grande ville la plus proche pour essayer de trouver une station service à carte (très rare en Australie) puisque tout était fermé ! Coup de bol, un gentil monsieur nous en a indiqué une, et on a pu continuer notre road trip (eh oui, rien ne nous arrête!). On a dormi au bord d’un lac parc naturel près de la mer. Joli coin, et Chloé s’est baignée le jour de Noël (moi j’avais trop froid !). NB : sur la route, Chloé a vu son premier varan !

Dec-26 : Boxing day pour les aussies. C’est-à-dire encore un jour férié. On a eu beau se lever le plus tôt possible et se dépêcher pour assister au départ de la fameuse course Sydney-Hobart, on l’a loupé d’une petite heure… mais on s’est très bien débrouillé en arrivant dans Sydney, et on a pu passer un petit après-midi tranquille, sur les quais, près de l’opéra, et faire une sieste dans les botanic garden. Je me suis aussi fait inviter dans un petit restau italien sur les quais, et on a goûté le champagne australien… le soir, contre toute attente, on a même trouvé un backpacker pas cher et pas mal, alors qu’on commençait sérieusement à envisager unenuit dans la voiture ou dans un jardin public…




Decembre (une bonne partie, du moins)

10:18, 20/12/2007 .. 0 commentaires .. Lien

Dec-4 : Levés tôt comme d’habitude, on est vite fait aller jeter un coup d’œil à la plage hideuse pleine de grands immeubles, puis on a fui la Gold Coast le plus vite possible. Direction Byron Bay, un petit village de 15000 habitants qui résiste encore aux grands complexes hôteliers, ce qui en fit l’une des grandes attractions touristiques de la côte est. Effectivement c’était vraiment très beau, il y a d’immenses plages de tous les côtés, la vue depuis le phare est splendide, et on a vu des dauphins. Puis on est parti sur Nimbin, une ville « altermondialiste » dans la campagne, capitale hippie de l’Australie, en gros. On y a donc fait un tour et quelques emplettes, et on est reparti sur la route, en direction du sud. C’est à partir de ce moment là que Manu s’est mis à faire un peu n’imp (j’avoue que je n’étais pas brillant non plus), et on a erré sur des routes et des chemins pendant une bonne heure, jusqu’à ce que je décide de faire demi-tour (très en colère). Une belle compensation cependant : on a vu un magnifique python, et c’est grâce à Manu : il y avait un chaton au bord de la route, et Manu a dit « qu est ce qu’il regarde, lui ? », et du coup j’ai regardé comme j’étais du bon côté. Il y avait un python (je sais pas lequel) de plus d’1m de long, prêt à attraper sa proie… après quelques photos, il en a eu marre et a commencé à partir. J’ai essayé de le retenir, mais il a accéléré au moment où je l’ai touché alors j’ai eu très peur et je me suis vite éloigné, même si c’est stupide puisqu’un python c’est pas dangereux. J’en rêvais depuis mon arrivée à Kuranda ! Puis on a roulé jusque très tard, pour échouer dans un camping fermé (mais on a payé le lendemain matin) très beau au bord de la mer.

 

Dec-5 : Suite de ce petit épisode à la Las Vegas Parano. Levés 5h30 départ pour Nelson Bay, à quelques centaines de kilomètres de là. La voiture va bien, le trafic est plus important mais ça reste correct… on est arrivé en début d’après-midi. Petit restau, puis départ pour le « sentier panoramique »… c’était trop beau ! L’un des 3plus beaux paysages qu’on ait vu ces vacances pour moi. Et Manu a dit que Nelson Bay était la « ville oubliée du Lonely Planet ». C’est une immense baie, avec quelques îles, des rochers découpés, de grandes plages vierges… un régal de s’installer au sommet et admirer tout ça tranquillement… On a campé dans le coin, du coup, dans un camping avec accès plage (bonnes vagues) et jacuzzi chaud dans le quel j’ai mariné pendant 2H !

 

Dec-6 : Départ 8H pou Sydney, arrivée dans la ville 3H plus tard, mais il y a un décalage horaire donc il était déjà midi. Commence une longue course, avant l’arrivée de Chloé : Manu a décidé de partir le lendemain matin pour Perth. Donc il a fallu en catastrophe trouver un endroit où ranger une partie de ses bagages pendant un mois, les y amener (en centre ville), puis il a trouvé un backpacker à la dernière minute, alors que j’étais déjà à l’aéroport et qu’on s’était organisé pour qu’il dorme dans la voiture dans le parking de l’hotel ! Un peu le bordel tout ça ! Mais bon, tout s’est passé sans trop d’encombres, Chloé est arrivée, c’est le principal !

 

Dec-7 : On a visité un peu Sydney et on a pris la route vers les Blue mountains. Temps (très) nuageux, c’est dommage parce que statistiquement il fait très beau pendant cette période, mais paysages impressionnants et un peu surréalistes (je connais pas exactement la définition de ce mot mais je trouve que ça fait bien).

 

Dec-8 : On a roulé jusqu’à Wollongong qu’on a visitée, puis un temple bouddhiste au sud (le plus vaste de l’hémisphère sud), puis nuit à Jervis Bay dans Booderee National Park (petite balade le long de la plage, wallabies et opossums).

 

Dec-9 : Re-route. Mais avant une petite balade mémorable sur Jervis Bay où on a vu un python de 2m environ, et on a fait la connaissance des mouches (quelques dizaines par personnes), qui nous resteront fidèles jusqu’à la fin du séjour. Ensuite, direction le sud, le long de la côte. Nuit dans un parc national encore à Congo au sud de Batemans Bay. Camping pourri mais c’était beau. Et des gens nous ont prêté un canoë pour faire un petit tour sur la lagune (lac de mer d’après Chloé, qui a vaillamment surmonté ses frayeurs).

 

Dec-10 : On est allé à Eden. J’ai fait des papiers pour la voiture, on a fait un peu d’Internet (j’ai appris que j’aurais pas encore mes résultats), puis on est allé observer les baleines et les dauphins, ainsi que les phoques et les false killer whales. On n’a rien vu, pas de chance. Mais c’était très joli quand même, et on a trouvé un beau camping, avec douche, mer et lac, et on a revu les gens du canoë.

 

Dec-11 : Après une petit détour en direction d’une rivière qui nous paraissait interessante, j’ai bêtement entrepris de faire la gueule pendant quelques heures. Jusqu’à une petite ballade totalement inintéressante qui m’a permis de reprendre mes esprits, et de me calmer petit à petit, avec l’aide de Chloé qui s’est montré adroite et patiente, et qui nous a trouvé une jolie plage, avec un joli fish and chips à coté, et du coup comme on avait fait pas mal de route on était près de nos futurs hôtes qui nous accompagnés jusqu’à notre petit cottage. Petite maison bien jolie avec chevaux devant et mouches partout.

 

Dec-12 : Desherbage de chardon, pendant la matinée et le début d’après-midi, courses dans la grande ville du coin (Bairnsdale, à 20min), et coups de telephone vers Sydney pour trouver un endroit où dormir, ce qui s’est fait très bien (ouf !). On va wooffer encore, à 20 km de Sydney, du 27 au 1er.

 

Dec-13 : Encore du desherbage de chardon. Pour l’instant on passe pas de temps avec eux parce qu’ils sont occupés (il est sur un chantier, elle a d’autres trucs à faire), mais demain c’est son day-off à elle alors on devrait pouvoir en profiter un peu plus (faire du cheval par exemple !).

 

Dec-14 : Bon, ben on a surtout beaucoup travaillé aujourd’hui ! Déplacement de briques, plantation de semis (Mike est pépiniériste), avec une petite pause repas et une autre regardage de vidéo des « murmureurs » de chevaux. C’était super intéressant, d’autant que Tania ajoutait ses petits commentaires. Et ce soir elle nous a fait une démonstration sur son bel hongre, Eric. Avec juste une longe, des signes, et son regard, elle arrive à le faire se tourner, reculer, monter et baisser la tête, tourner autour d’elle et s’arrêter. C’était la 3e fois qu’elle faisait ce genre d’exercice avec lui. Et elle a pu soigner une petite blessure sur l’encolure de la petite pouliche sauvageonne qui se laissait pas approcher jusque là… impressionnant !

 

Dec-15 : Travail encore pour moi, mais c’était cool. J’ai accompagné Mike pour démonter une serre et la ramener chez eux. Un chargement impressionnant, c’était plutôt drôle, et pas trop fatigant. Au passage on est aussi allé nourrir les jolis poissons d’aquarium de son boss, et arroser des plantes (australiennes) dans la pépinière. Chloé a fait un peu de transplantation et de baby-sitting pendant ce temps. Et un peu de dressage le soir sur Gracie, la « brumby » (chevaux sauvages australiens) de Tania, qui s’est joliment cabrée pour la virer. Assez spectaculaire…

 

Dec-16 : journée cheval, mais il a plu le matin alors ça s’est transformé en matin glandouille et après-midi cheval. J’ai monté Eric, et on a tous les 2 fait un peu de dressage et on s’est très bien débrouillés (on arrivait à le faire bouger sans le toucher. Le soir on est aller manger chez Tania et Mike, c’était délicieux, puis on est parti chez la voisine d’en face faire un peu d’Internet et regarder une video d’un allemand qui dresse des chevaux sauvages en ¼ d’heure (Klaus Ferdinand), c’était étonnant.

 

Dec-17 : Préparatifs de départ. Tout ranger, nettoyer, Chlo a fait une quiche pour le trajet… puis on est allé dire au revoir, un peu tristounets. Mais bon, Wilson Promontory nous attendait : on y est arrivé le soir, un peu fatigués, mais c’était très très joli et on a trouvé un coin pas loin de la plage, c’était bien.

 

Dec-18 : Après une très mauvaise nuit à cause du vent on s’est lancé dans une rando de 6km au milieu des eucalyptus. Très beaux, avec quelques fougères arborescentes, des grosses cigales beaucoup plus bruyantes que les notres, mais pas de koalas malheureusement. Enfin c’était bien quand-même. Sur le retour, je me suis écarté un petit peu du sentier, et je suis tombé sur un joli serpent (encore !) ça m’a fait des sensations fortes ! Pas les seules de la journées… croyez le ou pas, on a croisé juste en rentrant un gars qui voyageait en vélo, et qui avait 2 plaques d’immatriculation sur son vélo. Après l’avoir croisé, j’ai dit : « il a une plaque du Victoria et une du Western Australia ». Chloé : « Regarde, il a peut-être la tienne …». J’ai fait demi-tour à tout hasard…et c’était la mienne, celle de WA, qu’il avait trouvé sur une piste près d’Alice Springs, là où Manu l’avait perdue… !!! Ca paraît fou, non ? Quelle est la probabilité pour qu’un backpacker ramasse les plaques qu’il trouve et les affiche, pour qu’on se retrouve au même endroit que lui, et pour que l’une de ses 2 plaques soit la mienne ? Abracadabrant. Et le soir Chloé a vu un wombat. Moi aussi, mais pas beaucoup, juste très furtivement.

 

Dec-19 : On a quitté Wilson Promontory ce matin, on a retrouvé avec beaucoup de bonheur la civilisation, ses glaces et ses chips, et on a finalement et assez laborieusement trouvé un camping, ce qui devrait nous permettre de visiter sereinement la ville demain. Mais la circulation est très dense et rapide, et du coup c’est un peu stressant de conduire et je suis de mauvaise humeur…




towards Sydney

02:14, 3/12/2007 .. 1 commentaires .. Lien

Dec-3 : Après Fraser, un départ plutôt tardif (le temps d’émerger, de manger des nouilles vu qu on avait rien mangé la veille au soir, d’aller un peu sur Internet encore puisque c’était gratuit), puis on est parti en direction de Brisbane. En route j’ai appelé Kaori (une copine de Myriam à Brisbane) qui a bien voulu nous héberger pour la nuit. On a fait une halte au Australia Zoo, créé par le célèbre Steve Irwin, alias Croc Hunter, un fou qui s’amusait à jouer avec tous les animaux les plus dangereux de la planète, et qui s’est finalement fait tuer l’année dernière par une raie. C’est aussi quelqu’un qui a fait énormément pour la sensibilisation du grand public, et des enfants en particulier. Une sorte de Nicolas Hulot, en plus expressif, plus dynamique, et beaucoup plus médiatique. Il est l’un des grands personnages de l’Australie, probablement le plus célèbre. Son zoo était très beau, 400 personnes y tra